A propos...

Détail de "Dialogue"

La comédie de la vie,

la comédie de l'Art !


Essayer de traduire la tension perpétuelle du mouvement. Essayer sans cesse d’exorciser un petit moment de grâce, un petit moment de douleur. Être à l’écoute de ses doigts, se laisser surprendre pour un trait, un accident, un hasard. Accepter l’étrange vision qui apparaît. Accepter de rendre visible des sentiments, des sensations.

Prendre le temps d’étudier le corps qui se noue, qui s’exprime, qui tend vers...

Se fondre continuellement dans des mythes, des légendes, des croyances et avancer. Avancer en tâtonnant, en gommant, en découvrant l’hybride qui se dévoile.


Avancer et accepter.


Chaque étape traduit un état.
• Le  choix du modèle, parfois la plus longue des étapes. S’imprégner de l’autre, de l’inconnu qui offre sa propre interprétation, du grain de la photographie qui déjà filtre la réalité.
• Dessiner au crayon, ensuite, se rapprocher de ce modèle puis s’en dégager. Les accessoires se rajoutent, ou s’enlèvent, les univers se transforment, interagissent.
• Avec l’encre de chine s’affirmer. Affirmer sa présence, sa légitimité.
• La peinture à l’huile isole le(s) personnage(s), les modèle, les détache. Prévoir telle ou telle couleur, et au final, en apposer une tout autre.


Accepter et avancer. 


Se mettre en condition, s’enfermer, écouter toujours et encore les mêmes musiques qui lancent « la machine ». Se laisser bercer, hypnotiser, « fermer les écoutilles », et doucement s’oublier... Avancer...

En attendant...

Démarche artistique


J'ai une idée, toujours sur le mouvement, je prends comme modèle des photos de ballets de danse où les muscles, et positions, sont très souvent étirés, torturés, épinglés. Ensuite, et bien je m'efforce de reproduire jusqu'au moment où (moment que j'adore) les mains prennent le pouvoir.


Ma tête se borne à vouloir faire tel ou tel geste et mes mains gomment, jusqu'aux bons mouvements qui s'imposent. Et au fur et à mesure que j'avance la tête se réapproprie les traits. Donc rien de bien conscient mais beaucoup de dialogue, que j'essaie d'écouter.


Le corps n’est plus féminin ou masculin, n’est pas animal ou humain. Le corps s’invente, s’ouvre et se débat. La chair se perd mais la tension la retient. 

Créé par schmitzler magali